SAISIR LE POTENTIEL DU PERSONNEL ET DES VISITEURS
Coup d'œil sur la restauration dans les hôpitaux flamands
Food in Mind et Ivox ont récemment réalisé une étude dans le secteur des soins de santé afin de faire le point sur la situation actuelle de la restauration (food, beverages, disposables) et sur les perspectives d'avenir. Pas moins de 67 campus flamands ont répondu à cette étude, ce qui représente 75% des hôpitaux flamands.
POTENTIEL EN TERMES DE VOLUME
Les visiteurs et Le personnel: croissance
Un hôpital représente 550 lits et 460 déjeuners par jour. Ce type d'infrastructure draine env. 1.700 personnes par jour, en comptant le personnel et les visiteurs. Cela représente 6 fois le nombre de patients. Le plus grand potentiel de la restauration ne réside pas du côté du patient, mais bien de celui des visiteurs et du personnel. Le nombre de souches à midi est de 50% plus élevé que le nombre de repas pour les patients. Cette tendance est à la hausse. P.ex., par an, le nombre d'admissions journalières revient au double du nombre de jours d'hospitalisation. Ces admissions entraînent plus d'accompagnateurs de patients et des consommateurs supplémentaires.
Le personnel et les visiteurs: consommation
Les souches des visiteurs et du personnel portent surtout sur les achats suivants: environ 400 repas chauds et 257 repas froids. Les repas pour les visiteurs et le personnel sont de plus en plus sous-traités et peuvent également être confiés à deux prestataires différents. On constate également que le prix des repas des patients est de 4,5 à 5 euros par jour, alors que les visiteurs paient 6 à 9 euros pour un repas chaud. Les visiteurs et le personnel peuvent être approchés d'une manière différente.
Nouveaux acteurs dans la restauration
Comme le potentiel de volume dans ce secteur se trouve surtout du côté des visiteurs et du personnel, les hôpitaux deviennent de plus en plus attractifs pour des acteurs qui ne sont pas traditionnellement liés au domaine des soins de santé. C'est le cas du Lunch Garden à l'hôpital AZ Sint-Maarten à Malines ou de Viva Sara à AZ Groeninge à Courtrai. 60% des hôpitaux travaillent avec des partenaires externes pour les visiteurs et le personnel, contre 24% pour les patients.
APPELS D'OFFRE: LE PRIX NE FAIT PAS TOUT
Tout hôpital qui reçoit des subventions du gouvernement, est obligé de travailler par le biais d'appels d'offres. Cela s'applique à 80% des répondants à l'enquête. Nous avons constaté que le prix d'un produit n'est pas toujours déterminant. La valeur ajoutée peut avoir un impact, telle que des aliments spécifiques, des emballages modifiés et d'autres éléments de durabilité. Par exemple, 47% des répondants ont indiqué qu'ils voulaient acheter de la viande de production locale (<20 km). Toutefois, cette valeur ajoutée doit être clairement indiquée par les producteurs dans leur offre.
COLLABORATIONS
44% des hôpitaux font aujourd'hui partie d'un partenariat intégré entre plusieurs campus ou sites. Cela peut se traduire, par exemple, par des achats en commun ou des cuisines centralisées. Les établissements de santé qui ne font pas partie d'un ensemble intégré, le feront davantage à l'avenir. En effet, 40% des personnes interrogées dans ces hôpitaux ont indiqué qu'elles souhaitaient une collaboration plus étroite avec des tiers, une externalisation et une optimisation plus poussée de la cuisine.
DES CUISINES PLUS PETITES: VERS UNE CUISINE D'ASSEMBLAGE
Les hôpitaux investissent de plus en plus dans l'infrastructure pour des investissements médicaux de haute technologie et de moins en moins dans leurs installations. Lors de la construction d'un nouvel hôpital, la cuisine est nettement plus petite et de plus en plus de personnes choisissent d'ailleurs une cuisine centralisée utilisée par différents campus. Ceci, combiné au manque de personnel, conduit de plus en plus à un concept de cuisine d'assemblage. Le ratio préparation maison/assemblage évolue vers 30/70. Les produits de convenience trouvent ici un débouché important.
JUSQU'A 50% DE REGIMES ADAPTES
Jusqu'à 50% des repas dans les hôpitaux sont adaptés. Les hôpitaux ont jusqu'à 90 régimes à respecter. Des allergies à respecter aux aliments halal. Ces derniers représentent jusqu'à 30% des repas dans les hôpitaux bruxellois.
Rôle du diététicien
Une réduction systématique du nombre de jours passés en hospitalisation entraîne des défis supplémentaires pour le secteur de la restauration. En tout cas, la rotation élevée rend de plus en plus difficile l'ajustement de tous les menus. D'où l'importance que les diététiciens en assurent personnellement le suivi.
SOUHAITS DU CONSOMMATEUR
Le secteur de la restauration collective n'est pas à l'abri des évolutions que l'on observe généralement dans la restauration commerciale. La cuisine privilégie une alimentation saine et durable, au détriment progressif de la cuisine belge classique. De plus, il y a plus de liberté de choix et les collations ont tendance à remplacer les repas traditionnels. Des acteurs comme Tastyfood et De Bruycker ont déjà un pied dans le secteur des soins et ont introduit des plats préparés avec une touche exotique.
TENDANCE: OFFRE SUR MESURE
La gamme sur mesure est une tendance qui s'impose de plus en plus dans la restauration. Les patients prêts à payer plus peuvent bénéficier d'un service en chambre et de formules de repas à la carte. Une admission à l'hôpital peut être comparée à un séjour à l'hôtel.
Cette étude peut être consultée dans le cadre d'un atelier avec Food in Mind - www.foodinmind.com